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14 mai 2019 Nelson Michaud et Rarès Burlacu discutent de l'importance des relations multilatérales en Roumanie

De gauche à droite: Remus Pricopie, recteur de l'École nationale des études politiques et administratives de Bucarest, Daniel Daianu, président de l'Institut pour l'étude des événements extrêmes, la sénatrice Gabriela Cretu, présidente de la Commission sur les affaires européennes du parlement roumain, Kevin Hamilton, ambassadeur du Canada en Roumanie et Nelson Michaud, professeur à l'ENAP.
Dans le cadre d'une rencontre tenue en marge du Sommet du Conseil de l'Union européenne à Bucarest, le 7 mai dernier, le professeur Nelson Michaud a présenté une analyse portant sur les menaces faites au multilatéralisme.

Intitulée « pourquoi la relation transatlantique est-elle vitale pour la démocratie et un ordre mondial stable ? », la table ronde à laquelle ont participé M. Michaud et le doctorant de l’ENAP et chercheur associé à l’Institut de recherche sur les événements extrêmes, Rarès Burlacu, était organisée par l’École nationale d’études politiques et administratives de Roumanie sous la responsabilité du professeur Daniel Daianu, président de l’Institut de recherche sur les événements extrêmes.

Elle regroupait des spécialistes venus d’universités de Roumanie, de France, de Suisse, du Canada et de Grande-Bretagne, de même que des chercheurs issus de groupes d’analyse (« think tanks ») et des acteurs politiques. Parmi ces derniers, nous comptions la présidente de la Commission des Affaires européennes du parlement roumain, la sénatrice Gabriela Cretu, et le député européen pour la Roumanie, Ioan Pascu.

À partir des dimensions historiques, juridiques et politiques, le professeur Michaud a identifié les facteurs de risque qui se posent au multilatéralisme européen et a identifié des pistes de solution qui méritent d’être explorées si l’on veut éviter l’écroulement par érosion de ce type d’organisation de la gouvernance internationale. Son intervention, qui faisait référence à l’expérience multilatéraliste canadienne, avait pour but d’apporter des éléments de réponse à la question qui animait son atelier.

À l’heure des incertitudes posées par le Brexit et des menaces de retrait d’autres pays de l’Union, alors que l’Amérique du président Trump remet ouvertement en question pratiquement toute action multilatérale et au moment où la Roumanie préside le Conseil de l’Union européenne, la participation des représentants énapiens a contribué à l’enrichissement d’une réflexion nécessaire et utile dans la construction constante d’un des ensembles politico-administratifs les plus complexes au monde.